Décrocher ses patins puis les remettre, pas facile. Avec un horaire de fou, des vacances qui n'ont pas vraiment eu lieu pour cause d'entraînement, je me demandais si je reviendrais un jour à ce blogue. De la même manière que je me demandais si je savais encore patiner.
Bonne nouvelle, je sais encore faire les deux.
J'ai re-chaussé mes patins, jeudi dernier.
Et je réécris sur ce blogue. Je tenterai d'y revenir sous peu. Peut-être que le fait de n'avoir pas beaucoup de lecteurs est moins motivant, mais j'essaierai!
dimanche 7 septembre 2008
vendredi 4 avril 2008
Pas une minute
Être "maman de patin", ça peut devenir une job à temps plein... J'explique. Notre patineuse aura, le 13 avril prochain, sa première compétition en couple. Ce qui signifie qu'il fallait intensifier l'entraînement, histoire que cette petite paire qui ne patine ensemble que depuis novembre soit prête pour le grand jour. Aux deux séances des aurores par semaine (à 6 h 30 à l'aréna!) s'ajoutent celle du mercredi, puis de l'entraînement hors-glace le samedi.
Jusque là, ça irait.
Le hic, c'est que la cocotte participe aussi à la Revue sur glace (dont la maman de patin est incidemment co-présidente du comité organisateur), ce qui signifie les répétitions pour les numéros, en plus de celle du petit numéro en solo qu'elle s'est mérité par ses performances en compétition cette année.
Jusque là, ça passe encore.
Ajoutez à ça que la maman de patin est aussi une maman de judo, dont le fils aura une compétition exactement la même journée que la dernière représentation dudit spectacle. On fait quoi, on privilégie qui? Et là, bien sûr, le papa de patin - qui est aussi un papa de judo, bien sûr - doit aussi se couper en deux. On n'a qu'une voiture.
Regardez bien l'horaire. Oka à 9 h pour la compétition de judo. Retour à Brossard à 12 h 30 pour le spectacle de patin. À 15 h, la patineuse quitte, parce qu'elle veut assister au spectacle de danse de sa meilleure amie.
Mais ça n'est pas le pire. Une amie me confiait hier qu'elle aussi jongle avec des horaires dignes du président américain. Je la cite :
Dimanche dernier, Darcy (note : son fils) avait un tournoi de soccer à Lachine.
Le même matin, Dana (note : sa fille, patineuse et amie de ma fille) a une pratique de patinage synchronisé de 7 h à 9 h à Saint-Hubert (autre note : ils habitent eux aussi à Brossard).
Une autre maman prend Dana à 6 h 20, le dimanche matin précisons-le, pour aller à sa pratique de synchro et mon mari et moi partons à 8 h 30 pour Lachine.
Une autre maman et amie transporte Dana de sa pratique de synchro à un autre aréna, pour sa pratique de Revue sur glace (à laquelle participe aussi ma fille). Son propre horaire l'oblige à demander à une troisième maman de superviser Dana.
Pendant ce temps, à 10 h 45, l'équipe de Darcy gagne la partie... ils joueront à nouveau à 14 h.
À 11 h, les joueurs et leurs parents partent en voiture pour aller jour à la finale de la saison régulière. Heureusement, ils perdent. Ils repartent en voiture pour arriver à temps à Lachine pour jouer la seconde du partie du tournoi à 14 h.
12 h 45 : heure du lunch rapide pour tout le monde.
13 h 30 : la troisième maman de patin (qui s'est occupée de Dana au retour du patinage synchronisé) la reconduit à sa partie de baseball, prévue à 14 h 30.
L'équipe de soccer gagne pendant ce temps sa seconde partie du tournoi. Je dois appeler l'équipe de hockey de Darcy pour annoncer qu'il ne pourra pas participer à sa partie de hockey à 16 h à Ville-Mont-Royal parce que la finale du tournoi est à Lachine à 16 h!
Ma mère reprend Dana à sa partie de baseball à 15 h, la ramène à la maison pour qu'elle se change et mange son souper.
17 h 45, en pleine remise de médailles, la mère de mon mari appelle : son avion en provenance de Calgary vient d'atterrir.
18 h, nous quittons pour l'aéroport de Dorval, où on prend grand-maman et la reconduisons à son domicile de Notre-Dame-de-Grâce.
19 h 15 Arrivée à la maison
19 h 30 Mon mari réalise qu'il est en retard pour sa partie de hockey!!
Est-ce que les mères sont vraiment atteintes du syndrôme de la super-woman, ou en fait-on trop pour nos enfants? En même temps, on veut le meilleur pour eux. De mon côté, je me plaignais de mon horaire de fou, mais mercredi dernier, on n'avait pas tant que ça :
14 h 30 Pratique de patinage en couple
16 h 30 Souper rapide... à l'aréna, pas le temps de rentrer à la maison. On mange un sandwich santé, c'est mieux que rien.
16 h 55 Répétition de la Revue sur glace.
17 h 15 Départ de l'aréna, passage à la maison pour reconduire le judoka à son cours de 18 h.
18 h 15 Départ du dojo pour retourner à l'aréna reprendre la patineuse. Direction dojo.
19 h Départ du dojo pour la maison, bains, collation, dodo.
Et mon mari qui marche de la maison à l'école... petite marche de santé de 4 km, puisqu'on a fait le choix écolo de n'avoir qu'une auto, pour assister à une formation de parents puisque nous sommes impliqués en classe, à l'école. Et je ne parle pas de lundi dernier, où mon père a fait le taxi vers le judo pendant que mon mari et moi avions une réunion. Et de l'autre fois où...
Je conclus cette chronique en remerciant publiquement, au nom de mon amie à l'horaire encore plus fou que le mien et en mon nom personnel, tous les grands-parents, amis, entraîneurs, qui ont la générosité de veiller sur nos enfants pendant que nous faisons le taxi ou la gestionnaire d'horaire. Je suis consciente que l'horaire de mes enfants est très rempli, mais quand je vois leur satisfaction et leur plaisir dans leur sport, quand je vois combien cette pratique sportive a des conséquences positives sur leurs résultats scolaires parce qu'ils ont appris à persévérer, je me dis que c'est peut-être le lot des parents qui veulent le mieux pour leurs enfants... mais qui s'oublient eux-même au passage.
Jusque là, ça irait.
Le hic, c'est que la cocotte participe aussi à la Revue sur glace (dont la maman de patin est incidemment co-présidente du comité organisateur), ce qui signifie les répétitions pour les numéros, en plus de celle du petit numéro en solo qu'elle s'est mérité par ses performances en compétition cette année.
Jusque là, ça passe encore.
Ajoutez à ça que la maman de patin est aussi une maman de judo, dont le fils aura une compétition exactement la même journée que la dernière représentation dudit spectacle. On fait quoi, on privilégie qui? Et là, bien sûr, le papa de patin - qui est aussi un papa de judo, bien sûr - doit aussi se couper en deux. On n'a qu'une voiture.
Regardez bien l'horaire. Oka à 9 h pour la compétition de judo. Retour à Brossard à 12 h 30 pour le spectacle de patin. À 15 h, la patineuse quitte, parce qu'elle veut assister au spectacle de danse de sa meilleure amie.
Mais ça n'est pas le pire. Une amie me confiait hier qu'elle aussi jongle avec des horaires dignes du président américain. Je la cite :
Dimanche dernier, Darcy (note : son fils) avait un tournoi de soccer à Lachine.
Le même matin, Dana (note : sa fille, patineuse et amie de ma fille) a une pratique de patinage synchronisé de 7 h à 9 h à Saint-Hubert (autre note : ils habitent eux aussi à Brossard).
Une autre maman prend Dana à 6 h 20, le dimanche matin précisons-le, pour aller à sa pratique de synchro et mon mari et moi partons à 8 h 30 pour Lachine.
Une autre maman et amie transporte Dana de sa pratique de synchro à un autre aréna, pour sa pratique de Revue sur glace (à laquelle participe aussi ma fille). Son propre horaire l'oblige à demander à une troisième maman de superviser Dana.
Pendant ce temps, à 10 h 45, l'équipe de Darcy gagne la partie... ils joueront à nouveau à 14 h.
À 11 h, les joueurs et leurs parents partent en voiture pour aller jour à la finale de la saison régulière. Heureusement, ils perdent. Ils repartent en voiture pour arriver à temps à Lachine pour jouer la seconde du partie du tournoi à 14 h.
12 h 45 : heure du lunch rapide pour tout le monde.
13 h 30 : la troisième maman de patin (qui s'est occupée de Dana au retour du patinage synchronisé) la reconduit à sa partie de baseball, prévue à 14 h 30.
L'équipe de soccer gagne pendant ce temps sa seconde partie du tournoi. Je dois appeler l'équipe de hockey de Darcy pour annoncer qu'il ne pourra pas participer à sa partie de hockey à 16 h à Ville-Mont-Royal parce que la finale du tournoi est à Lachine à 16 h!
Ma mère reprend Dana à sa partie de baseball à 15 h, la ramène à la maison pour qu'elle se change et mange son souper.
17 h 45, en pleine remise de médailles, la mère de mon mari appelle : son avion en provenance de Calgary vient d'atterrir.
18 h, nous quittons pour l'aéroport de Dorval, où on prend grand-maman et la reconduisons à son domicile de Notre-Dame-de-Grâce.
19 h 15 Arrivée à la maison
19 h 30 Mon mari réalise qu'il est en retard pour sa partie de hockey!!
Est-ce que les mères sont vraiment atteintes du syndrôme de la super-woman, ou en fait-on trop pour nos enfants? En même temps, on veut le meilleur pour eux. De mon côté, je me plaignais de mon horaire de fou, mais mercredi dernier, on n'avait pas tant que ça :
14 h 30 Pratique de patinage en couple
16 h 30 Souper rapide... à l'aréna, pas le temps de rentrer à la maison. On mange un sandwich santé, c'est mieux que rien.
16 h 55 Répétition de la Revue sur glace.
17 h 15 Départ de l'aréna, passage à la maison pour reconduire le judoka à son cours de 18 h.
18 h 15 Départ du dojo pour retourner à l'aréna reprendre la patineuse. Direction dojo.
19 h Départ du dojo pour la maison, bains, collation, dodo.
Et mon mari qui marche de la maison à l'école... petite marche de santé de 4 km, puisqu'on a fait le choix écolo de n'avoir qu'une auto, pour assister à une formation de parents puisque nous sommes impliqués en classe, à l'école. Et je ne parle pas de lundi dernier, où mon père a fait le taxi vers le judo pendant que mon mari et moi avions une réunion. Et de l'autre fois où...
Je conclus cette chronique en remerciant publiquement, au nom de mon amie à l'horaire encore plus fou que le mien et en mon nom personnel, tous les grands-parents, amis, entraîneurs, qui ont la générosité de veiller sur nos enfants pendant que nous faisons le taxi ou la gestionnaire d'horaire. Je suis consciente que l'horaire de mes enfants est très rempli, mais quand je vois leur satisfaction et leur plaisir dans leur sport, quand je vois combien cette pratique sportive a des conséquences positives sur leurs résultats scolaires parce qu'ils ont appris à persévérer, je me dis que c'est peut-être le lot des parents qui veulent le mieux pour leurs enfants... mais qui s'oublient eux-même au passage.
lundi 18 février 2008
La variété permet l'excellence
Je suis de celle qui croit que c'est en étant un athlète complet, qui pratique plusieurs sports complémentaires, qu'une personne peut améliorer ses performances dans son sport "principal". Nous sommes allés en ski, hier, et ma cocotte de patin s'est amusée, sur le plat, à descendre très très bas sur ses bottes. Résultat? Sa pirouette assise avec la jambe étirée (je ne retiens jamais les noms) est plus belle que jamais.
Autre preuve? Elle a commencé à travailler le style libre en couple, depuis octobre dernier. Son partenaire est plus avancé qu'elle, et alors qu'il y a encore quelques semaines, elle hésitait à sauter son axel ou son double salchow, elle réussit l'axel presque parfaitement depuis quelques semaines et ce matin, comme ça, bonjour le double salchow! Le fait d'être en équipe et de varier les apprentissages y est pour beaucoup, j'en suis convaincue. Aussi, son style libre en simple s'en trouvera amélioré, c'est certain.
Je ne suis pas en faveur d'une sur-spécialisation des sportifs à un trop jeune âge. Je sais que Patinage Canada souhaite un dépistage hâtif du talent. Une collègue de l'Association régionale de patinage artistique de la Rive-Sud soulignait à la blague, lors d'un récent séminaire pour les dépistés régionaux, qu'il faudrait, pour suivre les directives, installer des tables à langer dans les compétitions... Un tel commentaire venant d'une personne aussi avisée dans ce sport, m'apparaît symptomatique de la recherche de médailles à tout prix. On demande à des enfants de sacrifier leur enfance... je préfère les inciter à s'amuser, car je crois que c'est comme ça qu'on en fera des champions : équilibrés, heureux de patiner et donc motiver à s'améliorer constamment.
Qu'en pensez-vous?
Autre preuve? Elle a commencé à travailler le style libre en couple, depuis octobre dernier. Son partenaire est plus avancé qu'elle, et alors qu'il y a encore quelques semaines, elle hésitait à sauter son axel ou son double salchow, elle réussit l'axel presque parfaitement depuis quelques semaines et ce matin, comme ça, bonjour le double salchow! Le fait d'être en équipe et de varier les apprentissages y est pour beaucoup, j'en suis convaincue. Aussi, son style libre en simple s'en trouvera amélioré, c'est certain.
Je ne suis pas en faveur d'une sur-spécialisation des sportifs à un trop jeune âge. Je sais que Patinage Canada souhaite un dépistage hâtif du talent. Une collègue de l'Association régionale de patinage artistique de la Rive-Sud soulignait à la blague, lors d'un récent séminaire pour les dépistés régionaux, qu'il faudrait, pour suivre les directives, installer des tables à langer dans les compétitions... Un tel commentaire venant d'une personne aussi avisée dans ce sport, m'apparaît symptomatique de la recherche de médailles à tout prix. On demande à des enfants de sacrifier leur enfance... je préfère les inciter à s'amuser, car je crois que c'est comme ça qu'on en fera des champions : équilibrés, heureux de patiner et donc motiver à s'améliorer constamment.
Qu'en pensez-vous?
lundi 11 février 2008
When the Going Gets Tough
... ou c'est quand ça devient difficile qu'on voit les "vrais"!
Le monde du patinage artistique est certainement un microcosme de la société. On voit très vite qui a les reins solides (qui se relève après une chute) et qui choisira de rester sur le banc.
L'organisation d'une compétition ou d'un spectacle de fin d'année ressemble à ça. Une "erreur", dont tout le monde se lance la responsabilité, a causé à notre club d'être injustement associé à un autre pour l'organisation du spectacle de fin d'année. J'ai été celle qui a osé parler. Peut-être parce que je trouve ça particulièrement plate. Assurément pas, comme m'en ont accusée quelques personnes, dans le but de provoquer la personne qui est pointée du doigt comme étant la responsable (et ça n'est pas moi qui pointe, c'est ça le pire). Le plus drôle, dans tout ça, est qu'on me rétorque je n'avais qu'à téléphoner à la personne en question, si mon souci est la transparence. Bien justement, par transparence, je préférais y aller par écrit pour que tous les membres de notre comité organisateur, déjà au courant de l'erreur, soient aussi rapidement mis au courant de l'explication.
Mais il n'y en a pas eu, d'explication. Une vague référence à un autre document qui aurait pu porter à confusion. Bof. Et le plus bête, c'est que sans explication, la transparence nécessaire à un organisme prend toute une "débarque", parce que je ne peux même pas, dans mon blogue, y référer clairement. Ça serait éthiquement incorrect : cette autre personne ne donne pas sa version!
Le monde du patinage artistique est certainement un microcosme de la société. On voit très vite qui a les reins solides (qui se relève après une chute) et qui choisira de rester sur le banc.
L'organisation d'une compétition ou d'un spectacle de fin d'année ressemble à ça. Une "erreur", dont tout le monde se lance la responsabilité, a causé à notre club d'être injustement associé à un autre pour l'organisation du spectacle de fin d'année. J'ai été celle qui a osé parler. Peut-être parce que je trouve ça particulièrement plate. Assurément pas, comme m'en ont accusée quelques personnes, dans le but de provoquer la personne qui est pointée du doigt comme étant la responsable (et ça n'est pas moi qui pointe, c'est ça le pire). Le plus drôle, dans tout ça, est qu'on me rétorque je n'avais qu'à téléphoner à la personne en question, si mon souci est la transparence. Bien justement, par transparence, je préférais y aller par écrit pour que tous les membres de notre comité organisateur, déjà au courant de l'erreur, soient aussi rapidement mis au courant de l'explication.
Mais il n'y en a pas eu, d'explication. Une vague référence à un autre document qui aurait pu porter à confusion. Bof. Et le plus bête, c'est que sans explication, la transparence nécessaire à un organisme prend toute une "débarque", parce que je ne peux même pas, dans mon blogue, y référer clairement. Ça serait éthiquement incorrect : cette autre personne ne donne pas sa version!
dimanche 3 février 2008
Je patine mieux que je blogue...
Préparer un test de danse demande une assiduité que j'ai déjà du mal à maintenir, à travers les entraînements de style libre, habiletés et danse de l'autre patineuse de notre maison. À mes rares lecteurs, désolée, je vous ai laissés sans nouvelles : disons que j'ai même eu du mal à aller patiner!
J'écris "mes rares lecteurs"' car l'expérience blog m'a aussi permis de comprendre que blogger est fondamentalement un exercice à saveur exhibitionniste. J'ai hésité à faire savoir à tout mon réseau que j'ai un blogue de patin. Je le ferai un jour ou l'autre, mais pour le moment, je me sens mieux de savoir que peu de personnes "s'ennuient" (!) de mes commentaires.
Éventuellement, la petite patineuse bloguera aussi, j'imagine, histoire d'alimenter ce blogue.
J'écris "mes rares lecteurs"' car l'expérience blog m'a aussi permis de comprendre que blogger est fondamentalement un exercice à saveur exhibitionniste. J'ai hésité à faire savoir à tout mon réseau que j'ai un blogue de patin. Je le ferai un jour ou l'autre, mais pour le moment, je me sens mieux de savoir que peu de personnes "s'ennuient" (!) de mes commentaires.
Éventuellement, la petite patineuse bloguera aussi, j'imagine, histoire d'alimenter ce blogue.
lundi 21 janvier 2008
Il y a aussi de ces petites victoires
Septième, qu'elle s'est classée, sur l'ensemble des patineuses pré-préliminaires de la Rive-Sud! Pas mal pour une cocotte dont on pensait que la saison allait être difficile parce qu'elle montait de deux niveaux!
Il y a aussi de petites victoires parce que le succès des enfants dépasse la politique des adultes qui dirigent les clubs. Je saluais l'autre soir les bénévoles qui ont travaillé à l'organisation de la compétition, mais je ne peux passer sous silence la mesquinerie ou la petitesse d'esprit qui se cache derrière d'autres décisions, parfois. Courte explication : traditionnellement, notre club offrait aux médaillés de la compétition régionale de cette fin de semaine (dont ma fille ne fait pas partie avec sa septième place en finale, tant mieux car je "n'aurais pas pu me plaindre") la possibilité de faire un solo dans le spectacle de fin d'année. Pourtant, la semaine dernière, cette décision a été renversée par le conseil d'administration - sur la base que les enfants auront un numéro spécial à la place. Quiconque a déjà eu l'occasion d'avoir deux minutes de gloire sait combien il peut être difficile de se les voir retirées... surtout quand on a 10 ans! J'ai consulté les membres du C.A. ayant approuvé cette décision avant de rédiger mon blogue, par souci d'éthique, et disons que la transparence n'a pas été au coeur de leur réponse.
J'ai travaillé au sein de ce C.A., j'en ai même été présidente. Ce sont toutes individuellement d'excellentes personnes qui y consacrent d'innombrables heures et sont peu valorisées. Mais justement, ne devraient-elles pas faire le parallèle envers ces jeunes patineurs et patineuses de la relève, ce qui demain, peut-être, iront aux Championnats canadiens, et valoriser les innombrables heures d'entraînement derrière leur "petite" victoire?
Qu'en pensez-vous, selon vous?
Il y a aussi de petites victoires parce que le succès des enfants dépasse la politique des adultes qui dirigent les clubs. Je saluais l'autre soir les bénévoles qui ont travaillé à l'organisation de la compétition, mais je ne peux passer sous silence la mesquinerie ou la petitesse d'esprit qui se cache derrière d'autres décisions, parfois. Courte explication : traditionnellement, notre club offrait aux médaillés de la compétition régionale de cette fin de semaine (dont ma fille ne fait pas partie avec sa septième place en finale, tant mieux car je "n'aurais pas pu me plaindre") la possibilité de faire un solo dans le spectacle de fin d'année. Pourtant, la semaine dernière, cette décision a été renversée par le conseil d'administration - sur la base que les enfants auront un numéro spécial à la place. Quiconque a déjà eu l'occasion d'avoir deux minutes de gloire sait combien il peut être difficile de se les voir retirées... surtout quand on a 10 ans! J'ai consulté les membres du C.A. ayant approuvé cette décision avant de rédiger mon blogue, par souci d'éthique, et disons que la transparence n'a pas été au coeur de leur réponse.
J'ai travaillé au sein de ce C.A., j'en ai même été présidente. Ce sont toutes individuellement d'excellentes personnes qui y consacrent d'innombrables heures et sont peu valorisées. Mais justement, ne devraient-elles pas faire le parallèle envers ces jeunes patineurs et patineuses de la relève, ce qui demain, peut-être, iront aux Championnats canadiens, et valoriser les innombrables heures d'entraînement derrière leur "petite" victoire?
Qu'en pensez-vous, selon vous?
samedi 19 janvier 2008
Ouf...
Était-ce le café (je suis habituellement au décaf) ou le stress? Toujours est-il que j'en tremblais, en lui mettant son brillant à lèvres...
C'était ce matin la première participation de notre championne familiale à une "grosse" compétition régionale pouvant mener à une épreuve provinciale. Oh, il y a bien eu les nombreuses compétitions Invitation des clubs des environs, ou encore les compétitions régionales donnant des "points" pour la Revue sur glace de notre club (le CPA Brossard) mais je sentais bien sa fébrilité... D'autant qu'une réussite, aujourd'hui, allait signifier la finale demain, donc, le sacrifice du pyjama-party d'anniversaire de sa meilleure amie parce que la finale est à 8 h 50 et qu'il aurait dans ce cas fallu aller la chercher à 6 h du matin...
Rituel de coiffure et déjeuner-santé puis hop! en voiture. Je prends quelques lignes de mon récit pour souligner, pour la postérité, le dévouement et la patience de mon fils de 7 ans qui nous accompagne à chaque compétition alors que lui, dans son sport de prédilection (le jiu-jitsu brésilien) il n'a eu qu'un compétition à vie et celle-ci a tourné au vinaigre car, paraît-il, l'autre dojo n'avait pas respecté les règles. Enfin, je m'y connais moins qu'en patin, c'est difficile à évaluer.
Que ce soit en jiu-jitsu ou, dans le cas du sujet de ce blogue, en patinage artistique, je reste à chaque fois impressionnée de la capacité de ces enfants, comme la mienne de 9 ans, de résister à la pression, au stress, au trac ou à l'angoisse. Quelle belle préparation pour la vie... imaginez la première entrevue pour l'emploi de leur rêve! J'aime ce sport (et les autres sports de compétition individuels) parce qu'ils apprennent aux "athlètes" en devenir à être maître de leur préparation et à se dépasser. Cette compétition était très importante à ses yeux, on n'avait qu'à voir comment elle passait ses inquiétudes sur son coach, en étant un peu moins adorable avec lui cette semaine. Cet extraordinaire entraîneur sera d'ailleurs l'objet d'un prochain message parce que son dévouement dépasse la patience, avec une pareille préado...
Je ne peux non plus passer sous silence le faramieux et fameux travail des bénévoles qui ont travaillé à cette compétition. Pour avoir été co-présidente du comité organisateur d'une compétition, l'année dernière, je sais trop bien combien de travail tout cela représente. Là encore, pour les bénévoles qui acceptent de donner leur temps, il s'agit d'une expérience dont les récompenses dépassent la simple satisfaction. J'erre un peu dans mes pensées, ce soir, mais pour la petite histoire, l'organisation des "Jeunes Étoiles" au CPA Brossard, en 2007, aura été pour moi l'occasion de former de nouvelles amitiés et ça en a valu la peine.
Mais je m'égare. Le soulagement exprimé dans le titre n'est que de courte durée, car le réveil nous tirera des bras de Morphée à l'heure des poules, ce dimanche, pour recommencer le rituel déjeuner-santé, coiffure, voiture, solo, attente des résultats. Mais je m'abstiendrai de boire un café, à l'aréna, pour maîtriser les tremblements de ma main quand je lui mettrai son gloss, histoire de la laisser être la championne qu'elle sait le mieux être : la nôtre...
C'était ce matin la première participation de notre championne familiale à une "grosse" compétition régionale pouvant mener à une épreuve provinciale. Oh, il y a bien eu les nombreuses compétitions Invitation des clubs des environs, ou encore les compétitions régionales donnant des "points" pour la Revue sur glace de notre club (le CPA Brossard) mais je sentais bien sa fébrilité... D'autant qu'une réussite, aujourd'hui, allait signifier la finale demain, donc, le sacrifice du pyjama-party d'anniversaire de sa meilleure amie parce que la finale est à 8 h 50 et qu'il aurait dans ce cas fallu aller la chercher à 6 h du matin...
Rituel de coiffure et déjeuner-santé puis hop! en voiture. Je prends quelques lignes de mon récit pour souligner, pour la postérité, le dévouement et la patience de mon fils de 7 ans qui nous accompagne à chaque compétition alors que lui, dans son sport de prédilection (le jiu-jitsu brésilien) il n'a eu qu'un compétition à vie et celle-ci a tourné au vinaigre car, paraît-il, l'autre dojo n'avait pas respecté les règles. Enfin, je m'y connais moins qu'en patin, c'est difficile à évaluer.
Que ce soit en jiu-jitsu ou, dans le cas du sujet de ce blogue, en patinage artistique, je reste à chaque fois impressionnée de la capacité de ces enfants, comme la mienne de 9 ans, de résister à la pression, au stress, au trac ou à l'angoisse. Quelle belle préparation pour la vie... imaginez la première entrevue pour l'emploi de leur rêve! J'aime ce sport (et les autres sports de compétition individuels) parce qu'ils apprennent aux "athlètes" en devenir à être maître de leur préparation et à se dépasser. Cette compétition était très importante à ses yeux, on n'avait qu'à voir comment elle passait ses inquiétudes sur son coach, en étant un peu moins adorable avec lui cette semaine. Cet extraordinaire entraîneur sera d'ailleurs l'objet d'un prochain message parce que son dévouement dépasse la patience, avec une pareille préado...
Je ne peux non plus passer sous silence le faramieux et fameux travail des bénévoles qui ont travaillé à cette compétition. Pour avoir été co-présidente du comité organisateur d'une compétition, l'année dernière, je sais trop bien combien de travail tout cela représente. Là encore, pour les bénévoles qui acceptent de donner leur temps, il s'agit d'une expérience dont les récompenses dépassent la simple satisfaction. J'erre un peu dans mes pensées, ce soir, mais pour la petite histoire, l'organisation des "Jeunes Étoiles" au CPA Brossard, en 2007, aura été pour moi l'occasion de former de nouvelles amitiés et ça en a valu la peine.
Mais je m'égare. Le soulagement exprimé dans le titre n'est que de courte durée, car le réveil nous tirera des bras de Morphée à l'heure des poules, ce dimanche, pour recommencer le rituel déjeuner-santé, coiffure, voiture, solo, attente des résultats. Mais je m'abstiendrai de boire un café, à l'aréna, pour maîtriser les tremblements de ma main quand je lui mettrai son gloss, histoire de la laisser être la championne qu'elle sait le mieux être : la nôtre...
mercredi 16 janvier 2008
Lendemain de la veille
Pas de regrets... Je me suis demandée si mon idée semi-spontanée (ça fait un bout de temps que je songe à mieux comprendre et utiliser les blogues dans mon travail en essayant tout d'abord d'en rédiger un) allait m'apparaître moins bonne après une nuit de sommeil. Mais, non, finalement.
J'ai d'abord eu mon premier commentaire (yé!), merci Éminence grise. J'ai rencontré cette blogueuse lors d'une conférence de la Société québécoise des professionnels en relations publiques portant sur les blogues et leur utilité. Je suis du genre à essayer pour mieux comprendre, c'est d'ailleurs ce qui a fait que j'ai chaussé des patins. Et je comprends, déjà, l'intérêt des blogueurs pour cette tribune, un peu addictive, qui permet de s'exprimer et de laisser libre cours à son discours. Oui, il faut être conscient qu'y coucher quelques mots équivaut à les dire au micro au coeur du Centre Bell. Ex-journaliste, c'est un réflexe que j'ai déjà. Ce que j'avais moins, avec ce pouvoir d'expression télévisuel que j'ai fini par délaisser, c'est la réponse du public. Car ce premier commentaire sur mon blogue a été accompagné de plusieurs courriels, probablement de gens qui sont moins à l'aise avec les outils de ce genre. Mais ça viendra, je l'espère. Merci aussi à ceux qui m'ont répondu par courriel - n'hésitez pas à écrire directement dans le blogue, ça ne fait pas mal... j'en suis la preuve :)
J'ai d'abord eu mon premier commentaire (yé!), merci Éminence grise. J'ai rencontré cette blogueuse lors d'une conférence de la Société québécoise des professionnels en relations publiques portant sur les blogues et leur utilité. Je suis du genre à essayer pour mieux comprendre, c'est d'ailleurs ce qui a fait que j'ai chaussé des patins. Et je comprends, déjà, l'intérêt des blogueurs pour cette tribune, un peu addictive, qui permet de s'exprimer et de laisser libre cours à son discours. Oui, il faut être conscient qu'y coucher quelques mots équivaut à les dire au micro au coeur du Centre Bell. Ex-journaliste, c'est un réflexe que j'ai déjà. Ce que j'avais moins, avec ce pouvoir d'expression télévisuel que j'ai fini par délaisser, c'est la réponse du public. Car ce premier commentaire sur mon blogue a été accompagné de plusieurs courriels, probablement de gens qui sont moins à l'aise avec les outils de ce genre. Mais ça viendra, je l'espère. Merci aussi à ceux qui m'ont répondu par courriel - n'hésitez pas à écrire directement dans le blogue, ça ne fait pas mal... j'en suis la preuve :)
mardi 15 janvier 2008
Ouverture
Je suis la maman d'une jeune patineuse artistique de neuf ans qui a finit par m'inciter à chausser mes patins. J'avais déjà, dans ma "tendre jeunesse" (je semble avoir 87 ans, détrompez-vous...) été ringuetteuse, mais de là à maitrîser les pics, les pirouettes, les sauts et les jeux de pieds, je n'étais pas certaine.
Un coach fort patient m'a pourtant permis de mieux comprendre.
Ce blogue est donc destiné à tous les patineurs, anciens ou actuels (je pense qu'on ne cesse jamais vraiment d'être patineur ou patineuse artistique) et la communauté de parents, bénévoles, officiels et autres amateurs qui les entourent.
C'est mon premier blogue. Je ne sais pas à quoi cette aventure me mènera sinon à mieux connaître les autres farfelus qui chaussent des bottes rigides dotées de lames coupantes à 6 h 45 le matin. Écrivez-moi vos états d'âmes à la veille des compétitions ou des spectacles annuels. On est tous aussi farfelus les uns que les autres quand on garde ses protèges-lames, en robe à paillette, au moment de débuter sa "ten fox"!
Un coach fort patient m'a pourtant permis de mieux comprendre.
Ce blogue est donc destiné à tous les patineurs, anciens ou actuels (je pense qu'on ne cesse jamais vraiment d'être patineur ou patineuse artistique) et la communauté de parents, bénévoles, officiels et autres amateurs qui les entourent.
C'est mon premier blogue. Je ne sais pas à quoi cette aventure me mènera sinon à mieux connaître les autres farfelus qui chaussent des bottes rigides dotées de lames coupantes à 6 h 45 le matin. Écrivez-moi vos états d'âmes à la veille des compétitions ou des spectacles annuels. On est tous aussi farfelus les uns que les autres quand on garde ses protèges-lames, en robe à paillette, au moment de débuter sa "ten fox"!
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