Était-ce le café (je suis habituellement au décaf) ou le stress? Toujours est-il que j'en tremblais, en lui mettant son brillant à lèvres...
C'était ce matin la première participation de notre championne familiale à une "grosse" compétition régionale pouvant mener à une épreuve provinciale. Oh, il y a bien eu les nombreuses compétitions Invitation des clubs des environs, ou encore les compétitions régionales donnant des "points" pour la Revue sur glace de notre club (le CPA Brossard) mais je sentais bien sa fébrilité... D'autant qu'une réussite, aujourd'hui, allait signifier la finale demain, donc, le sacrifice du pyjama-party d'anniversaire de sa meilleure amie parce que la finale est à 8 h 50 et qu'il aurait dans ce cas fallu aller la chercher à 6 h du matin...
Rituel de coiffure et déjeuner-santé puis hop! en voiture. Je prends quelques lignes de mon récit pour souligner, pour la postérité, le dévouement et la patience de mon fils de 7 ans qui nous accompagne à chaque compétition alors que lui, dans son sport de prédilection (le jiu-jitsu brésilien) il n'a eu qu'un compétition à vie et celle-ci a tourné au vinaigre car, paraît-il, l'autre dojo n'avait pas respecté les règles. Enfin, je m'y connais moins qu'en patin, c'est difficile à évaluer.
Que ce soit en jiu-jitsu ou, dans le cas du sujet de ce blogue, en patinage artistique, je reste à chaque fois impressionnée de la capacité de ces enfants, comme la mienne de 9 ans, de résister à la pression, au stress, au trac ou à l'angoisse. Quelle belle préparation pour la vie... imaginez la première entrevue pour l'emploi de leur rêve! J'aime ce sport (et les autres sports de compétition individuels) parce qu'ils apprennent aux "athlètes" en devenir à être maître de leur préparation et à se dépasser. Cette compétition était très importante à ses yeux, on n'avait qu'à voir comment elle passait ses inquiétudes sur son coach, en étant un peu moins adorable avec lui cette semaine. Cet extraordinaire entraîneur sera d'ailleurs l'objet d'un prochain message parce que son dévouement dépasse la patience, avec une pareille préado...
Je ne peux non plus passer sous silence le faramieux et fameux travail des bénévoles qui ont travaillé à cette compétition. Pour avoir été co-présidente du comité organisateur d'une compétition, l'année dernière, je sais trop bien combien de travail tout cela représente. Là encore, pour les bénévoles qui acceptent de donner leur temps, il s'agit d'une expérience dont les récompenses dépassent la simple satisfaction. J'erre un peu dans mes pensées, ce soir, mais pour la petite histoire, l'organisation des "Jeunes Étoiles" au CPA Brossard, en 2007, aura été pour moi l'occasion de former de nouvelles amitiés et ça en a valu la peine.
Mais je m'égare. Le soulagement exprimé dans le titre n'est que de courte durée, car le réveil nous tirera des bras de Morphée à l'heure des poules, ce dimanche, pour recommencer le rituel déjeuner-santé, coiffure, voiture, solo, attente des résultats. Mais je m'abstiendrai de boire un café, à l'aréna, pour maîtriser les tremblements de ma main quand je lui mettrai son gloss, histoire de la laisser être la championne qu'elle sait le mieux être : la nôtre...
samedi 19 janvier 2008
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